Lorsqu’un avion entame une descente, son assiette passe du vol en palier à un vol selon un profil de descente. [Figure 3-22] En descente, le poids n’agit plus uniquement perpendiculairement à la trajectoire de vol. Comme la traînée induite diminue lorsque la portance est réduite afin de descendre, l’excédent de poussée procure des vitesses plus élevées. La force du poids/de la pesanteur reste à peu près la même. Cela entraîne une augmentation de la poussée totale, et une réduction de puissance est nécessaire pour équilibrer les forces si l’on veut maintenir la vitesse.

Le pilote doit connaître les réglages de puissance moteur, les assiettes de tangage par rapport à l’horizon naturel et les indications des instruments de vol qui produisent les types de descente suivants : ⦁ Descente à puissance partielle — la méthode normale pour perdre de l’altitude consiste à descendre à puissance partielle. On parle souvent de descente de croisière ou en route. La vitesse et le réglage de puissance recommandés par l’AFM/POH pour une descente prolongée doivent être utilisés. Le taux de descente visé doit être de 500 ft/min. La combinaison voulue de vitesse, d’assiette de tangage et de puissance doit être présélectionnée et maintenue constante. ⦁ Descente à la vitesse de sécurité minimale — une condition de descente nez haut, assistée par la puissance, principalement utilisée pour franchir des obstacles lors d’une approche d’atterrissage vers une piste courte. La vitesse utilisée pour cette condition de descente est recommandée par l’AFM/POH et n’est normalement pas supérieure à 1,3 VSO. Parmi les caractéristiques de la descente à la vitesse de sécurité minimale figurent un angle de descente plus pentu que la normale, et la puissance excessive qui peut être nécessaire pour produire une accélération à basse vitesse si l’on laisse s’installer un « enfoncement » et/ou un taux de descente excessif. ⦁ Descente d’urgence — certains avions disposent d’une procédure spécifique pour perdre rapidement de l’altitude. L’AFM/POH précise la procédure. En général, les procédures de descente d’urgence sont des procédures à forte traînée et grande vitesse exigeant une configuration spécifique de l’avion (telle que puissance au ralenti, hélices en petit pas, train d’atterrissage sorti et volets rentrés) et une vitesse de descente d’urgence spécifique. Les manœuvres de descente d’urgence comportent souvent des virages.