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AFH 2.6 Démarrage à la main

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Les procédures de lancement de l’hélice à la main doivent toujours être conformes à l’AFM/POH et n’être exécutées que par des personnes compétentes en la matière. Les conséquences des dangers associés au lancement à la main vont de graves à mortelles. Historiquement, lorsque les aéronefs étaient dépourvus de circuit électrique, il était nécessaire que les pilotes et le personnel au sol lancent l’hélice à la main pour démarrer un aéronef. Aujourd’hui, la plupart des avions sont équipés de démarreurs électriques, et le démarreur doit fonctionner si l’avion est en état de navigabilité. Dans le cas contraire, il convient de faire appel à un technicien de maintenance aéronautique certifié (Aviation Maintenance Technician) pour effectuer une réparation. Toutefois, on peut rencontrer des avions anciens, et un avion fabriqué sans démarreur électrique doit être lancé à la main. Comme un certain nombre de ces avions ont été produits, les procédures de lancement à la main sont décrites dans cette section. Quelques précautions simples aident à éviter les accidents lors du lancement du moteur à la main. En touchant une hélice, toujours supposer que l’allumage est en marche. Les contacteurs qui commandent les magnétos fonctionnent selon le principe du court-circuitage du courant pour couper l’allumage. Si le contacteur est défectueux, il peut être en position « off » tout en laissant le courant circuler dans le circuit primaire de la magnéto. Cette situation pourrait permettre au moteur de démarrer alors que le contacteur est sur off. Lancer une hélice à la main est une procédure dangereuse même lorsqu’elle est exécutée à la perfection. Ne pas atténuer les dangers associés au lancement à la main peut conduire à des blessures graves et à un avion emballé. Une hélice en rotation peut être mortelle si elle frappe quelqu’un. Les personnes non formées, non compétentes, ou qui ne comprennent pas comment atténuer les dangers associés au lancement à la main ne doivent jamais exécuter cette procédure ! Le lancement à la main requiert une équipe de deux personnes dûment formées. Les deux doivent connaître l’avion et les techniques de lancement à la main. La première personne est chargée de diriger la procédure, y compris de faire passer les pales de l’hélice. La seconde s’installe dans l’avion pour s’assurer que les freins sont serrés et pour manœuvrer les commandes selon les indications de la personne qui tire l’hélice. Lors d’un lancement à la main, une personne ne connaissant pas les commandes ne doit jamais occuper le siège du pilote. Lorsqu’un lancement à la main est nécessaire, la surface du sol près de l’hélice doit être stable et exempte de débris. Du gravier meuble, de l’herbe mouillée, de la graisse, de la boue, de l’huile, de la glace ou de la neige pourraient faire glisser la personne qui tire l’hélice dans les pales en rotation au démarrage du moteur. À moins de disposer d’un appui ferme, déplacer l’avion pour atténuer cette conséquence dangereuse. Les deux participants doivent discuter de la procédure et convenir des commandes verbales et des actions attendues. Pour commencer la procédure, le circuit carburant et les commandes moteur (sélecteur de réservoir, pompe d’amorçage, pompe, manette des gaz et mélange) sont réglés pour un démarrage normal. Le contacteur d’allumage/magnéto doit être vérifié pour s’assurer qu’il est sur OFF. Ensuite, la pale descendante de l’hélice doit être amenée par rotation dans une position légèrement au-dessus de l’horizontale. La personne qui effectue le lancement à la main doit faire face directement à la pale descendante et se tenir à un peu moins d’une longueur de bras de la pale. Si l’on adoptait une position trop éloignée, il faudrait se pencher en avant en déséquilibre pour atteindre la pale, ce qui pourrait faire basculer la personne en avant dans les pales en rotation au démarrage du moteur. Laisser à la personne l’espace nécessaire pour pouvoir s’écarter à mesure que l’hélice est tirée vers le bas et que le moteur démarre constitue une sauvegarde en cas de défaillance des freins. La procédure et les commandes pour le lancement à la main sont : ⦁ La personne à l’avant dit : « FUEL ON, SWITCH OFF, THROTTLE CLOSED, BRAKES SET. » ⦁ L’occupant du siège pilote, après s’être assuré que le carburant est sur ON, le mélange RICHE, le contacteur de magnéto sur OFF, la manette des gaz FERMÉE et les freins SERRÉS, dit : « FUEL ON, SWITCH OFF, THROTTLE CLOSED, BRAKES SET. » ⦁ La personne à l’avant, après avoir fait passer l’hélice pour amorcer le moteur, dit : « BRAKES AND CONTACT. » ⦁ L’occupant du siège pilote vérifie les freins SERRÉS et place le contacteur des magnétos sur ON, puis dit : « BRAKES AND CONTACT. » Les mots CONTACT (magnétos sur ON) et SWITCH OFF (magnétos sur OFF) sont employés parce qu’ils sont nettement différents l’un de l’autre. Dans des conditions bruyantes ou par vent fort, les mots CONTACT et SWITCH OFF risquent moins d’être mal compris que SWITCH ON et SWITCH OFF. On lance l’hélice en forçant la pale rapidement vers le bas, en poussant avec la paume des deux mains. Si la pale est saisie fermement avec les doigts, le corps de la personne peut être entraîné dans les pales de l’hélice en cas de raté, de « retour » (kickback) ou de rotation momentanée en sens inverse du moteur. À mesure que la pale est poussée vers le bas, la personne doit reculer, en s’éloignant de l’hélice. Si le moteur ne démarre pas, l’hélice ne doit pas être repositionnée pour une nouvelle tentative tant qu’il n’est pas vérifié que le contacteur de magnéto est sur OFF. Une ouverture excessive des gaz après l’allumage du moteur est la principale cause de retours de flamme (backfiring) au démarrage. Une ouverture progressive de la manette des gaz, moteur froid, réduit le risque de retours de flamme. Un mouvement lent et régulier de la manette des gaz assure un fonctionnement correct du moteur. Immédiatement après le démarrage, vérifier l’indicateur de pression d’huile. Si la pression d’huile n’apparaît pas dans les 30 secondes, arrêter le moteur et en déterminer la cause. Si une pression d’huile est indiquée, régler la manette des gaz au régime spécifié par le constructeur de l’aéronef pour le réchauffage du moteur, qui se situe habituellement entre 1 000 et 1 300 tr/min. La plupart des moteurs à pistons d’aéronef sont refroidis par air et dépendent de la vitesse d’avancement de l’aéronef pour maintenir un refroidissement correct. C’est pourquoi un soin particulier est nécessaire lors de l’utilisation de ces moteurs au sol. Pendant tout fonctionnement au sol, faire tourner le moteur avec l’hélice au petit pas maximal (full low pitch) et face au vent, capot en place, pour assurer le meilleur degré de refroidissement du moteur. Surveiller étroitement les instruments moteur à tout moment. Ne pas fermer les volets de capot (cowl flaps) pour le réchauffage du moteur ; ils doivent être en position ouverte pendant le fonctionnement au sol. Lors du réchauffage du moteur, s’assurer qu’aucun personnel, équipement au sol susceptible d’être endommagé, ni autre aéronef ne se trouve dans le souffle de l’hélice. Lors du retrait des cales de roue ou du détachement de la queue après le démarrage, toutes les personnes concernées doivent se rappeler que l’hélice est quasiment invisible. Des blessures graves et des décès sont survenus lorsque des personnes qui venaient de démarrer un moteur ont marché ou se sont penchées dans l’arc de l’hélice pour retirer les cales, atteindre la cabine, ou en se dirigeant vers la queue de l’avion. Avant de retirer les cales de roue, la manette des gaz doit être réglée au ralenti et les cales abordées uniquement par l’arrière de l’hélice. On ne doit jamais approcher des cales de roue par l’avant ni par le côté.

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